Gratification de stage : comment la négocier selon son niveau d’étude et son expérience ?
Publié le 12 juillet 2021 | Mis à jour le 26 juin 2026
Publié le 12 juillet 2021 | Mis à jour le 26 juin 2026

Pour tout stage d’une durée supérieure à deux mois, la loi prévoit le versement d’une gratification minimale obligatoire. Cependant, de nombreuses entreprises choisissent d’aller au-delà de ce montant et proposent une gratification plus avantageuse.
Dans certains cas, il est également possible pour l’étudiant de négocier cette gratification. Plusieurs critères peuvent alors entrer en compte, comme le niveau d’études, l’expérience acquise, les compétences développées, la taille de l’entreprise ou encore la nature des missions confiées.
Comment savoir si une négociation est envisageable ? Quels arguments mettre en avant ? À quel moment aborder le sujet avec l’employeur ?
VIP Stage & Alternance vous présente les principaux éléments à prendre en compte pour évaluer et négocier votre gratification de stage dans les meilleures conditions.
La loi prévoit qu’une gratification est obligatoire lorsque la durée du stage dépasse deux mois, soit plus de 44 jours de présence à raison de 7 heures par jour, ou au-delà de 308 heures de présence effective au cours d’une même année scolaire ou universitaire.
Pour les stages d’une durée inférieure à ce seuil, l’entreprise n’est pas tenue de verser une gratification. Elle peut toutefois décider d’en accorder une de manière volontaire.
Depuis le 1er janvier 2026, le montant minimal légal de la gratification est fixé à 4,50 € par heure de présence effective, soit 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale.
L’entreprise peut naturellement choisir de verser une gratification supérieure au minimum légal, notamment pour les stages longs ou lorsque les missions confiées nécessitent des compétences particulières. Certaines conventions collectives peuvent également prévoir des montants plus avantageux.
Enfin, quel que soit le montant proposé ou la durée du stage, un étudiant peut aborder la question de la gratification lors du processus de recrutement. Son niveau d’études, ses compétences, ses expériences précédentes ou encore les responsabilités confiées peuvent constituer des arguments pertinents pour engager une discussion avec l’entreprise.
Si un étudiant souhaite évoquer avec l’employeur une hausse de son indemnité de stage, il est primordial qu’il prépare minutieusement son échange avec son tuteur de stage s’appuyant sur un ou plusieurs des arguments mis en avant ci-dessous :
Les stages précédents, les emplois étudiants, les projets académiques ou associatifs peuvent constituer de véritables atouts.
Si vous avez déjà acquis des compétences directement liées aux missions proposées, n’hésitez pas à les mettre en avant. Plus votre expérience est pertinente, plus vous démontrez votre capacité à être rapidement opérationnel.
La nature des missions constitue également un critère important.
Une gratification plus élevée peut être envisagée lorsque le stage implique :
Le lieu du stage peut également influencer le montant de la gratification.
Dans les grandes agglomérations, et notamment en région parisienne, les gratifications sont souvent plus élevées afin de tenir compte du coût de la vie.
Par ailleurs, si votre stage nécessite des déplacements importants ou engendre des frais de transport, de logement ou de restauration plus élevés, ces éléments peuvent être évoqués lors de la discussion avec l’employeur.
Même lorsque la gratification est indiquée dans l’offre, le sujet peut être abordé lors de l’entretien de recrutement.
Avant d’engager la discussion, prenez le temps de préparer vos arguments :
Il est recommande de préparer un document récapitulant l’ensemble de vos arguments afin de mener un échange constructif et professionnel avec votre interlocuteur.