Présentation de l'entreprise
Mission proposée
Contexte : Les chercheurs de l’Institut Sophia Agrobiotech étudient le fonctionnement des interactions entre plantes, bioagresseurs et symbiotes pour une gestion écologique des agrosystèmes. Le projet REACTION (REgulations naturelles et leviers d’ACTION : bioprotection préventive de la tomate par les symbioses mycorhiziennes), soutenu par le métaprogramme SMaCH (Sustainable Management of Crop Health) de l’INRA vise à concevoir des systèmes de culture maraîchers innovants qui mobilisent les régulations naturelles. Les mycorhizes sont des associations symbiotiques entre plantes et champignons mycorhiziens du sol qui démultiplient la surface d’exploration des racines par de vastes réseaux de filaments. Les réseaux mycorhiziens (Common Mycorrhizal Network CMN) sont présents dans de nombreux écosystèmes cultivés ou non-cultivés ; ils associent une très large gamme de plantes-hôtes (Van der Heijden et Horton 2009). Ils contribuent aux processus de facilitation, de distribution des ressources ou d’échanges de molécules entre plantes. Leur impact pour la protection des cultures commence à être exploré. De nombreux mécanismes du signalement de défense des plantes (circulation de molécules signal ou allélopathiques via le réseau mycorhizien) ne sont encore que théoriques (Barto et al. 2012).
Objectif du stage : Evaluer et faire évoluer un dispositif expérimental miniaturisé bicompartimenté à partir de la technologie des plantes donneuses développée par le laboratoire de Mycologie de l’Université Catholique de Louvain (Voets et al. 2009). Ce dispositif devra permettre : i. la constitution préalable d’un réseau mycorhizien sur les racines d’une plante mycorhizotrophe dite « donneuse » (sorgho, cébette), ii. le suivi qualitatif et quantitatif du réseau mycorhizien, iii. la cinétique de mycorhization des racines de tomate par effet donneur de mycorhizes, iv. l’étude de l’impact de la mycorhization sur l’incidence de la maladie provoquée par deux agents pathogènes telluriques (le nématode Meloidogyne incognita et/ou l’oomycète Phytophthora parasitica) v) le suivi des réactions de la plante : par analyse des exsudats racinaires et mesure de l’expression de gènes marqueurs de l’ISR
(La réalisation des points iv et v est conditionnée par les résultats des premières étapes).
Disciplines et techniques abordées : microbiologie, phytopathologie, biologie végétale, biochimie (HPLC) et biologie moléculaire (Q-RT-PCR)
Profil recherché et exigences du poste
Formation- Compétences recherchées : Bac +3 minimum, Microbiologie- Biologie végétale- Phytopathologie, Rigueur et autonomie
Période : 6 mois à partir de septembre 2015.
Lieu du stage : ISA INRA Pôle Santé des Plantes 06903 Sophia-Antipolis
Indemnités: environ 554 € brut mensuels
